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RESTAURATION de l'EGLISE/Sauvons notre église de Saint Laurent d'Aigouze

Sauvons notre église de Saint Laurent d'Aigouze

Reportage France 3


La réhabiliation de l'église : visionner le reportage de France 3

réhabiliation de l'église de Saint Laurent




La restauration de l'église : un caractère urgent

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Notre commune de Saint Laurent d’Aigouze entend lancer un programme de travaux pour la restauration de notre église et ainsi sauvegarder notre patrimoine communal.

La dernière étude de 2015, ainsi que le diagnostic sur cet édifice, présentent le bilan sanitaire de l’église et le caractère urgent d’engager les travaux. Le montant total des travaux est estimé à 1 728 000 €. TTC.

Le conseil municipal a décidé d’engager les 2 tranches de travaux présentant une priorité pour la sécurité des passants et le maintien de la structure.
- Les couvertures sont d’un état critique avancé, occasionnant l’absence d’étanchéité de la toiture.
- Des fissures sur la structure même, sont observables suite à des tassements différentiels de terrain.
- La dégradation des façades, en particulier la façade Ouest, par une altération des pierres, fait désormais craindre pour la sécurité des passants.
 

Comme vous pouvez l’imaginer, ce programme de travaux engendre des coûts très importants et nous sommes actuellement à la recherche de mécènes pour mener à bien la réussite de cette restauration.

Ainsi, nous cherchons le soutien d'entreprises qui pourraient nous aider sous forme d'aide financière et profiter ainsi d’une réduction d’impôts importante.
Pour votre entreprise, la réduction d’impôt est à hauteur de 60 % du don et dans la limite de 5 % du chiffre d’affaires HT. Exemple : un don de 1000 € = 600 € d’économie d’impôt.

Pour le recueil des dons, notre commune a signé une convention avec la Fondation du Patrimoine, organisme public habilité par le Ministère de l’Économie et des Finances à octroyer un label ouvrant droit à une déduction fiscale pour la restauration d’édifices du patrimoine non protégé au titre des Monuments Historiques.




L'aménagement du site historique de l'église : un enjeu important

ZoomSoirée du terroir le 13 juillet
L’espace public rassemble des lieux du village, les bâtiments publics, les espaces privatifs, les commerces, les espaces sociaux. Ces lieux sont utilisés par tout le monde, on s’y déplace, on y rencontre des gens. La vie collective s’y construit, s’y déroule.
La place publique de notre village, avec son église, ses arènes et le toril, ses cafés, ses commerces, le griffou et le château de Calvières sont au cœur central du village.
L’aménagement du site historique de l’église Saint-Laurent d’Aigouze représente donc un enjeu important pour la commune en termes de valorisation du patrimoine.


Le patrimoine apparaît dès lors comme un bien reçu et à transmettre, dont la propriété n'est pas exclusive à une période définie mais intéresse la communauté dans son ensemble. Il matérialise en quelque sorte un passé à sauvegarder pour le présent et pour l'avenir.
Le patrimoine est l'expression irremplaçable de la richesse et de la diversité culturelle, témoin inestimable d'un passé commun. Mais aussi, le patrimoine s’enrichit avec les rénovations, les pratiques, les traditions qui permettent de s’exprimer sur ces valeurs.


Une tradition : Les cafés de notre village.  Un lieu rempli de traditions, en plein cœur du centre-ville, dans notre belle région de Camargue, où l’on se sent particulièrement bien sur la terrasse à l'ombre des arbres, avec la fraicheur de notre fontaine « le griffou » réhabilitée récemment.


La présidence située au dessus du toril, lors de la fête votive avec la remise des clés de la Ville à la jeunesse L’emplacement de nos arènes accolées à l’église, la forme ovalisée de la piste, l'ombre des platanes, la proximité des cafés font de cet endroit consacré à la course camarguaise, un lieu de traditions mais aussi de sociabilité et d'échanges.


Un lieu unique : Le toril et la présidence sont adossés et intégrés à l'église paroissiale. Il s’agit d’un cas unique en France et très exceptionnel dans le monde. Cette conception est d’une rareté extrême, 2 cas concernés seulement, dont Saint Laurent d’Aigouze et une commune du Mexique. Le toril est inscrit sur la liste des monuments historiques à protéger depuis le 10 décembre 1993.

Les arènes réhabilitées en 2008 permettent aux habitants et visiteurs de bénéficier des qualités de cet espace pour des manifestations et des spectacles programmés durant toute l’année mais plus particulièrement aux saisons estivales.






Historique de l'église

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Un patrimoine communal à sauver : l’église Saint-Laurent d’Aigouze est signalée dès le XIIe siècle dans le cartulaire de I'abbaye voisine de Psalmodi dont elle est un prieuré. 
Après la sécularisation de l'abbaye en 1537, son temporel est cédé à la mense de l’évêché d’Alès en1696.
L'ancienne église de Saint-Laurent aurait été détruite lors des troubles des guerres de religion, en 1562.



Une autre bâtisse du XII ème siècle est également chargée d’histoire : Le Château de Calvières situé en plein cœur du centre-ville. Il est aujourd'hui propriété d'une société privée et fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le  9 avril 2001, qui est à l’origine de règles d’urbanisme à suivre de façon impérative dans l’entourage.
Le château avec son parc, son orangerie, ses écuries, sa magnanerie dispose d’une cave réputée à l’internationale. Au moment de la récolte, les raisins sont acheminés jusqu’à Saint Laurent pour les vinifier et les élever dans un chai très moderne qui permet de produire un vin connu et reconnu par de nombreux pays asiatiques.

Les nombreux travaux de l’église : de la fin du 16 ème siècle à la fin du 17 ème siècle

ZoomA partir de la fin du 16 siècle, les informations portent sur les problèmes de stabilité des voûtes et des toitures.
En avril 1686, le chantier de consolidation de l’église de Saint-Laurent est attribué. En 1690, le total des travaux engagés pour l’église de saint Laurent se montent à 5197 livres. Ces travaux des années 1686-1690 laissent entendre que l'église avec sa façade occidentale ont été reconstruites.

A la fin de 1695, l'église est déclarée en très mauvais état.
L'architecte Augustin Charles Daviler, dresse un état des lieux et établit un devis.  Ce dernier est subdivisé en trois chapitres :  "devis des réparations de maçonnerie, charpenterie et couverture qu’il convient de faire pour la conservation de la voûte de l’église, devis pour l’érection d’un clocher, devis pour la construction d’une sacristie.  A cette occasion, il fournit des plans et des indications très précises sur les parties à réaliser.  Daviler est présent en Languedoc de 1691 à 1701, il va produire les plans des églises de Saint-Denis de Montpellier, Le Vigan, Sète, Poussant, Mauguio...

Les travaux proposés comportent donc :
- La réfection complète de la toiture de la nef (3 canes de large soit 5,70m), excepté celle des chapelles latérales,
- La construction de la tour du clocher,
- La construction d’une sacristie.


La voûte de la nef est dégradée à cause des infiltrations d’eau, «la voûte n'était pas couverte d’un toit mais seulement à tuiles mouillées".  

Des fissures se sont produites sur la façade occidentale. L'architecte prescrit la dépose de la vieille toiture et I’ exhaussement des murs goutterons de la nef (environ 0,60m) pour porter une toiture sur charpente.  Ces murs seront à 35,5 cm au-dessus de l’extrados de la voûte. L’exhaussement des murs goutterons entraîne celui des deux murs pignons est et ouest et donc quelques remaniements pour la façade occidentale, en particulier sera « fait deux consoles en adossement pour raccorder le couvert de la nef et celui des chapelles".  Les fissures sur les arcs doubleaux et les voûtes de la nef seront réparées.

L’église de Saint-Laurent d’Aigouze ne possédait pas de clocher. L’architecte prévoit la construction pour la perfection de cette église.  La base sera construite à 0,70m sous le mur de fondation de l’église, sur le rocher, et comblée avec des pierres dures pour en assurer la stabilité. La pierre utilisée sera celle de Mus ou de Saint-Génies.
La sacristie est également édifiée au sud, à la jonction de la nef et du chœur.


La réception des travaux de la toiture a lieu en décembre 1697. 

Les travaux de l’église au cours du 18 ème siècle


Le 15 mars 1703, les Camisards incendient l’église, elle restera fermée pendant 21 mois. Les travaux de restauration durent jusqu’au 6 décembre 1704.
Le 20 novembre 1710, « une partie de la voûte de l’église est tombée, ... sa chute pourrait entraîner le reste. L'Intendant ordonne aux consuls d’entreprendre rapidement les réparations.
Le 7 décembre 1710, Jacques Des fours obtient le marché pour un montant de 425 livres.
A nouveau, en mars 1719, la voûte de la nef est déclarée en mauvais état et dangereuse.  Laurent Figuerie, entrepreneur, exécute les travaux. 


En 1733, la nef de l’église menace toujours ruine. Les travaux seront finalement adjugés à Pierre Mouline, menuisier de Marsillargues, en avril 1735, et exécutés dans les trois mois suivants.
En 1735, la confrérie du Saint Sacrement est créée. De nouveaux travaux ont lieu dans les années 1743-44. 
Le 8 février 1744, le procureur du sénéchal nous fait état de l’église : "l’église paroissiale du lieu se trouvant en danger de crouler, la communauté détermina par une délibération du 18 octobre 1741 de faire faire les ouvrages convenables...  Les travaux doivent être achevés dans quinze mois".


Les travaux de restauration concernent le portail, la nef et la tribune.  Il est question de travaux de fondation pour l’arc doubleau (celui, entre la première et la deuxième travée de la nef), de la consolidation du mur contrefort intérieur et des deux murs soutenant I’arc doubleau du sanctuaire, de réparations diverses au couvert.
On peut lire sous la clef de voûte de la tribune la date de 1765 correspondant sans doute à l'achèvement de celle-ci.


Selon les chercheurs du Service de l’inventaire, et faute d’archives, l’hypothèse est que le clocher et la voûte de la nef aient été reconstruits au milieu du XVIIIe siècle.
Le 4 septembre 1778, l’architecte Antoine Saisine, dresse un devis des travaux à réaliser au clocher de l'église paroissiale, plus particulièrement à la cloche et à sa corde. 


En 1780, les pavés en bar usés sont remplacés, le vitrail de la chapelle gauche réparé, les fonds baptismaux construits en bois de noyer, un bénitier en marbre placé sous la tribune, à gauche, faisant pendant à celui qui est à droite.  La couverture de la nef est restaurée.  La porte du clocher est murée
En septembre 1784, de nouveaux travaux sont entrepris au clocher :  boisage de la cloche.  On mure la fenêtre nord au niveau de la tribune, celle qui éclairait les fonds baptismaux l’a déjà été.   
Le 3 mai 1787, la communauté catholique de Saint-Laurent reçoit l’évêque de Nîmes.

Au cours du 19 ème siècle et du 20 ème siècle

A l’intérieur le décor peint date du XIXe siècle (1865).  L'arc triomphal, la voûte de la croisée de chœur et le mur du chevet ont été peints à la détrempe en 1899 par J.  Beaufort. Le sol intérieur est refait en terre en 1931, comme l‘indique la date marquée dans l’emblème de la 1ere travée sous tribune.

En 1947, la coupole surbaissée du clocher est remplacée par l’entreprise Lopez de Saint-Laurent d’Aigouze. Une flèche en ciment est réalisée par l’entreprise Lopez.
En 1979, le soubassement de la façade ouest, profondément érodé induit une restauration en réfection par placage de pierre. La couverture de l'église en mauvais état est également restaurée partiellement dans les années 80.

Les derniers travaux réalisés en 2002 ont porté sur la réfection du parvis Ouest de l’église et la création de marches accompagné latéralement d’une rampe handicapée.
Le beffroi du clocher a été refait la même année. Les abat-sons posés en 2012.
Les travaux intérieurs sont à la charge du culte catholique.


Aujourd'hui, il est nécessaire d'entrependre des travaux structurels importants

Aujourd’hui, après un diagnostic de 2004, actualisé en 2015, il apparait que des travaux doivent être réalisés pour sauver l’édifice.
L’église de Saint Laurent d’Aigouze nécessite des travaux structurels importants.


Le montant total des travaux est estimé à 1 728 000 € TTC. Les travaux des deux premières tranches présentent un caractère prioritaire et d’urgence pour un montant de 697 230 € TTC ; ceux-ci concernent la consolidation de la structure, la réfection de la toiture (charpente et tuiles), la restauration de la maçonnerie (taille de pierres) ainsi que le vitrail de la face ouest de l’édifice.


La commune de Saint Laurent d’Aigouze engage la restauration avec le lancement des deux premières tranches au cours de ce mandat.
Une souscription pour collecter des fonds, indispensable à l’aide au financement des travaux, est lancée par la commune, en association avec la fondation du patrimoine.