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En mai 1852, alors que "le prince président" organisait l'empire, la préfecture du Gard fit abbatre les taureaux dans tous les lieux qui organisait des courses. Furieuse, une partie de la population s'arma et les soldats envoyés contre les insurgés firent preuve de compréhension. Par contre, les gendarmes parvinrent à arrêter un certain nombre d'entre eux, ils furent envoyés dans le terres lointaines - la liste des personnes exilées est trop longue pour être citée - d'après J.Boudet, le directeur de l'école (1913).
L'interdiction des courses avait déjà fait l'objet de plusieurs "empêchements". En 1800 et 1841 le préfet du Gard confirme officiellement l'hostilité de l'administration à un "spectace révoltant". Décisions non suivies d'effets : elles sont régulièrement contournées et les courses illégales se déroulent dans le dos des autorités avec l'approbation tacite des maires.
Vers la fin du XIX ème siècle, ces jeux étant violemment critiqués, un jeu taurin moins cruel où seul l'homme joue avec le taureau est proposé; on fixe les attributs (foulards, fleurs, cocardes ...) sur les cornes de l'animal avec objectif pour les amateurs de les attraper. C'est vers 1890, que les éleveurs de taureaux prennent conscience de l'importance de la race camarguaise qui est plus disposée pour la course que pour le travail ou la viande.
Ainsi, dès le début du XXème, des petites arènes de fortune sont installées pour permettre ce jeu appelé course libre. C'est en 1910 que sont installés des théâtres en bois et des charettes composant l'arène ( le plan).
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